
GASTON
COUTÉ - N°2
(Né à Beaugency le 23 septembre 1880 et mort à Paris
le 28 juin 1911) C’est un poète libertaire
et chansonnier français. Fils d'un meunier, il quitta l'école,
fut commis auxiliaire à la Recette Générale
des impôts d'Orléans, puis travailla pour un journal local, Le
Progrès du Loiret. Il commença
à publier ses poèmes et à en composer en patois. Il les
fit entendre à une tournée d'artistes
parisiens de passage. Il monte à Paris à dix-huit ans. Après
quelques années de vaches très maigres,
il y obtint un certain succès à réciter ses poèmes
dans les cabarets. Il écrivait également des chansons
d'actualités pour des journaux anarchistes La Barricade et surtout
La Guerre Sociale. La fin de sa vie
allait lui être difficile : la tuberculose, l'absinthe, la privation.
« Après sa mort à l'hôpital, derrière
le corbillard que suivaient quelques écrivains amis, le vieux père
de Couté était en tête, vêtu de sa blouse
de meunier, appuyé sur un bâton. Il regarda le cercueil que l'on
recouvrait de terre et s'écria :
“T'as voulu v'nir à Paris. Eh ben, t'y v'la !” ».
Ses poèmes ont depuis régulièrement été
mis
à l'honneur : disques, spectacles dont quelques interprètes
de marque :
(Édith Piaf, Monique Morelli, Bernard Lavilliers)...
JEAN
LOUIS COSTES - N°1
Il est tout l'inverse des lieux parisiens du même nom, authentique,
rageur, trash. Il écume depuis
des décennies la scène underground française avec ses
spectacles, il chante, hurle, insulte, se torture,
saigne, défèque au besoin, c'est une voix unique, essentielle,
flippante devenue un personnage culte.
En 2005, il est entré dans la littérature par une porte dérobée,
son roman "Grand père" a été publié
aux éditions Fayard. C'est une épopée sublime d'un homme
et de sa violence, passant des plaines
emplies de cosaques et de loups au début du siècle, à
la guerre absurde et ses mercenaires
en Afrique du Nord, à la France frileuse et ses femmes, à la
jungle des échappés de Cayenne
pour finir dans un HLM devant un écran de télé. Costes
a accepté d'écrire une nouvelle pour Irreverent
inspirée par l'empire, elle est baptisée "Costes &
Cul".
PIERRE MÉROT -
N°1, 3
Un homme qui écrit sur les hommes, plus précisément sur
ceux qui meurent "d'un excès
de manque d'amour" ou ceux qui ont bu "la moitié de la tristesse
du monde
et qui ont encore soif". Son roman "Mammifères", prix
de Flore 2003, lui a apporté la reconnaissance littéraire.
Avant, il y eut les étonnants "Petit camp" et "Crucifiction",
bréviaires cruels et érotiques. Depuis, "L'irréaliste"
a encore élevéle taux d'oxygène dans l'air que nous fait
respirer ce professeur de lettres parisien
noctambule. Mérot nous a fait l'amitié de livrer dans"Irreverent"
des extraits d'un roman en cours d'écriture
où il est question d'un empereur qui ne vous est pas méconnu.
JULIEN
GRATALOUP - N°1, 2, 3
Outre le fait qu'il porte un loup dans son nom et qu'il se gratte, est diplômé
de l'école Estienne
vit et travaille entre Nantes et Paris. A partir de recherches iconographiques,
il met en scène ses propres
détournements d'images. Il décode, découpe, colle, colorise.
Il travaille essentiellement
pour la presse : Libération, Le Monde, Les Inrockuptibles, Courrier
International, Télérama,
Stratégies, Lire, Enjeux les Echos, Nouvel Observateur... Et pour la
presse internationale :
Wall Street Journal, Financial Times...
VINCENT GIAVELLI - N°1,
3
En agence et en free-lance, il crée des livres-objets pour la Grande
épicerie de Paris, STDupont
et beaucoup d'autres, des logos pour des boutiques à Paris ou à
Shangaï, des affiches
pour des événements culturels. Très souvent rue de Crimée,
quelque fois en camionnette entre Paris et Bombay,
il aime le papier millimétré, les clowns, les vespas et les
routes qui n'en finissent pas.
OLIVIER
THÉBAUD - N°1
A réalisé la photo de couverture du premier numéro d’Irreverent.
Né en France en 1972, il débute dans
la photographie en 1995 alors qu’il est étudiant en sociologie.
Preuve que les études mènent à tout.
Il crée ensuite le collectif Tangophoto en 1996 avec Thierry Kleiner
qui rassemble différents
reporters dans le monde. Depuis 1997, il travaille sur le Proche Orient en
marge de l’actualité et
a commencé en 2003 une recherche sur la mémoire collective en
Europe. Il est aujourd'hui soutenu
par Leica Camera et Fuji. A ce jour, il a publié deux livres, "État
de siège", chez Actes Sud
avec des textes de Mahmoud Darwich en 2004 et "Les Palestiniens, la photographie
d’une terre et de son peuple
de 1839 à nos jours" chez Hazan la même année.
THIERRY THÉOLIER,
dit ThTh - N°1
TH ou autres est né selon nos informations en 1968, un signe. Voici
un extrait du texte "Comment être moderne"
du romancier Gérard Guégan publié dans le quotidien Sud-Ouest
à son sujet. De quoi mettre en perspective ses
activités d'incrusteur de soirée et de blogueur fou qu'on connait
à Paris : "soudainement entré
en littérature. La grande. Celle qui reçoit son nom de baptême
après son adoption par les dictionnaires.
Théolier a rejoint les pirates de haute mer, de Jacques Vaché
à Grégory Corso. Comme eux il a déréglé
le réel
par le faux-semblant. Avec "CREVARD [baise-sollers]", il prend à
revers toute sa génération.
Il sera celui qui a regardé par-delà l'écran. Lisez-le
sans perdre votre temps à fantasmer sur
le prochain Goncourt". Il travaille avec sa dulcinée, Marjolaine
Siriex.
HERVÉ
TANQUERELLE - N°3
Dessinateur né le 9 août 1972 à Nantes. Il intègre
l’école Émile Cohl de Lyon et a comme professeur Yves
Got,
scénariste du Baron Noir dessiné par René Pétillon.
« La Ballade du Petit Pendu », son premier livre, le fera connaître.
Il participe au recueil Comix 2000. Suit une collaboration avec Hubert sur
la série Le Legs de l'Alchimiste.
Joann Sfar le repère et lui cède la partie graphique de la série
Professeur Bell à partir du troisième
album de la série.Contributeur régulier dans le mensuel Capsule
Cosmique, il y crée le personnage de Tête Noire,
petit catcheur mexicain qui se bat contre des monstres idiots. Shakabam est
le premier
album de la série Tête Noire. Il est un des dessinateurs réguliers
de Lucha Libre dans lequel
il dessine Melindez et les Luchadoritos, série de gags en une page
sur scénario de Jerry Frissen.
MAT
JACOB - N°2
Dix ans de travail sur le Chiapas, au Mexique, et le mouvement zapatiste.
Un élan qui existait déjà dans un travail
plus documentaire sur le graffiti à Paris, à l’heure où
naissait la revendication d’un mouvement urbain.
«Corridor chinois» et «Coca Colas party», série
claustrophobe réalisée en Chine, a réalisé le
livre
«Les mondes de l’école», en collaboration avec le
photographe Olivier Culmann. «La vie en rose»,
journal photographique, déambulation entre la réalité
du monde et ses espoirs.
Il faut y ajouter un travail sur la renaissance du tango à Buenos Aires.
FRÉDÉRIC
PÉCHEREAU - N°3
est architecte DPLG depuis 1998. Il a poursuivi des études théoriques
en passant un DEA de philosophie de l’esthétique
à Paris I et un CEAA de théorie du projet à l’Ecole
d’architecture de Paris villemin. Après ses études, il
a travaillé
dans plusieurs agences d’architecture. Il cofonde et participe au collectif
FICHTRE (association puis sarl)
depuis 2000 et il créé en parallèle la société
d’architecture PO avec Karine Olivier en 2006.
NICOLAS SANTOLARIA - N°1,
2, 3
Journaliste spécialiste des médias drôle et renommé,
précis et bizarre selon ses interlocuteurs.
Il a travaillé pour Libération et est aujourd’hui rédacteur
en chef du site technikart.com. Est également coauteur
du livre « Le grand jeu : Débats autour de quelques avatars médiatiques
».
CURTIS MAYFIELD - N°3
Si vous ne le connaissez pas, il est encore temps de changer d’oreilles.